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Fonds d'art visuel

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Fonds d'art visuel

En juin 2006, le Conseil municipal a voté pour la création d’un Fonds d’art visuel. Depuis février 2007, date de la première réunion de la Commission consultative du Fonds, plusieurs projets ont été initiés dans le but de contribuer à la qualité artistique de l’architecture et de l’urbanisme lancéens, d’enrichir le patrimoine artistique récemment inventorié et de promouvoir la création artistique.

Pour en savoir plus sur le patrimoine artistique lancéen


Les artistes

Archives photographiques relatives aux écoles de Lancy - Archives photographiques relatives aux écoles de Lancy parues dans la brochure "Art et architecture: un cas d'école - Une histoire et un inventaire"
  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Baier, École des Palettes

    Jean Baier, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Jean Latour, École des Palettes

    Jean Latour, École des Palettes

  • Richard Reimann, École des Palettes

    Richard Reimann, École des Palettes

  • Richard Reimann, École des Palettes

    Richard Reimann, École des Palettes

  • Richard Reimann, École des Palettes

    Richard Reimann, École des Palettes

  • Jean-Pol Reimers, École des Palettes

    Jean-Pol Reimers, École des Palettes

  • Jean-Pol Reimers, École des Palettes

    Jean-Pol Reimers, École des Palettes

  • Jean-Pol Reimers, École des Palettes

    Jean-Pol Reimers, École des Palettes

  • Jean-Pol Reimers, École des Palettes

    Jean-Pol Reimers, École des Palettes

  • Jean Baier, École de la Caroline

    Jean Baier, École de la Caroline

  • Jean Baier, École de la Caroline

    Jean Baier, École de la Caroline

  • Jean Baier, École de la Caroline

    Jean Baier, École de la Caroline

  • Jean Baier, École de la Caroline

    Jean Baier, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

    Charles-Francois Philippe, École de la Caroline

  • Daniel Polliand, École de la Caroline

    Daniel Polliand, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Albert Rouiller, École de la Caroline

    Albert Rouiller, École de la Caroline

  • Paul Waltenspühl, École de la Caroline

    Paul Waltenspühl, École de la Caroline

  • Gérald Ducimetière, École du Bachet-de-Pesay

    Gérald Ducimetière, École du Bachet-de-Pesay

  • Gérald Ducimetière, École du Bachet-de-Pesay

    Gérald Ducimetière, École du Bachet-de-Pesay

  • Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

    Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

  • Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

    Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

  • Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

    Charles Julmy, École du Bachet-de-Pesay

  • Omar Ba, École des Morgines

    Omar Ba, École des Morgines

  • Omar Ba, École des Morgines

    Omar Ba, École des Morgines

  • Jean Latour, École des Morgines

    Jean Latour, École des Morgines

  • Jean Latour, École des Morgines

    Jean Latour, École des Morgines

  • Jean Latour, École des Morgines

    Jean Latour, École des Morgines

  • Corinne Waltenspühl, École des Morgines

    Corinne Waltenspühl, École des Morgines

  • Corinne Waltenspühl, École des Morgines

    Corinne Waltenspühl, École des Morgines

  • Corinne Waltenspühl, École des Morgines

    Corinne Waltenspühl, École des Morgines

  • Corinne Waltenspühl, École des Morgines

    Corinne Waltenspühl, École des Morgines

  • Serge Candolfi, École En-Sauvy

    Serge Candolfi, École En-Sauvy

  • Serge Candolfi, École En-Sauvy

    Serge Candolfi, École En-Sauvy

  • Serge Candolfi, École En-Sauvy

    Serge Candolfi, École En-Sauvy

  • Serge Candolfi, École En-Sauvy

    Serge Candolfi, École En-Sauvy

  • Jean-Yves Geisel, École En-Sauvy

    Jean-Yves Geisel, École En-Sauvy

  • Jean-Yves Geisel, École En-Sauvy

    Jean-Yves Geisel, École En-Sauvy

  • Nicolas (Suter), École En-Sauvy

    Nicolas (Suter), École En-Sauvy

  • Nicolas (Suter), École En-Sauvy

    Nicolas (Suter), École En-Sauvy

  • Nicolas (Suter), École En-Sauvy

    Nicolas (Suter), École En-Sauvy

  • Nicolas (Suter), École En-Sauvy

    Nicolas (Suter), École En-Sauvy

  • Nicolas (Suter), École En-Sauvy

    Nicolas (Suter), École En-Sauvy

  • Daniel Polliand, École En-Sauvy

    Daniel Polliand, École En-Sauvy

  • Daniel Polliand, École En-Sauvy

    Daniel Polliand, École En-Sauvy

  • Richard Reimann, École En-Sauvy

    Richard Reimann, École En-Sauvy

  • Richard Reimann, École En-Sauvy

    Richard Reimann, École En-Sauvy

  • Richard Reimann, École En-Sauvy

    Richard Reimann, École En-Sauvy

  • Richard Reimann, École En-Sauvy

    Richard Reimann, École En-Sauvy

  • Serge Vaezi, École En-Sauvy

    Serge Vaezi, École En-Sauvy

  • Serge Vaezi, École En-Sauvy

    Serge Vaezi, École En-Sauvy

  • Corinne Waltenspühl, École En-Sauvy

    Corinne Waltenspühl, École En-Sauvy

  • Jean Vigny, École En-Sauvy

    Jean Vigny, École En-Sauvy

  • Jean Vigny, École En-Sauvy

    Jean Vigny, École En-Sauvy

  • Jean Vigny, École En-Sauvy

    Jean Vigny, École En-Sauvy

  • Jean Vigny, École En-Sauvy

    Jean Vigny, École En-Sauvy

  • Charles de Montaigu, École de Tivoli

    Charles de Montaigu, École de Tivoli

  • Charles de Montaigu, École de Tivoli

    Charles de Montaigu, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Gilles Porret, École de Tivoli

    Gilles Porret, École de Tivoli

  • Pascal Saini, École de Tivoli

    Pascal Saini, École de Tivoli

  • Pascal Saini, École de Tivoli

    Pascal Saini, École de Tivoli

  • Pascal Saini, École de Tivoli

    Pascal Saini, École de Tivoli

  • Philippe Solms, École de Tivoli

    Philippe Solms, École de Tivoli

  • Philippe Solms, École de Tivoli

    Philippe Solms, École de Tivoli

  • Philippe Solms, École de Tivoli

    Philippe Solms, École de Tivoli

  • Philippe Solms, École de Tivoli

    Philippe Solms, École de Tivoli

  • Philippe Solms, École de Tivoli

    Philippe Solms, École de Tivoli

  • Paul Waltenspühl, École de Tivoli

    Paul Waltenspühl, École de Tivoli

  • Paul Waltenspühl, École de Tivoli

    Paul Waltenspühl, École de Tivoli

  • Paul Waltenspühl, École de Tivoli

    Paul Waltenspühl, École de Tivoli

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

  • Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

    Laurent Dominique Fontana, École de Cérésole

 

ARCHIVES PHOTOGRAPHIQUES DES ECOLES WALTENSPUHL

A l’occasion de la parution du livre Art et architecture, un cas d’école (1965-2016), Une histoire, un inventaire de l’architecte Erwin Oberwiler et du film L’Âge de raison  de Julia Sanggnakkara et Max Idje, édités par le Fonds d’art visuel de Lancy, les archives photographiques des écoles primaires construites par Paul Waltenspühl ont été réunies. Vous trouverez ci-dessous les images d’époque et récentes des écoles des Palettes, Bachet, Caroline, Morgines, Tivoli et Cérésole.

En janvier 2015 le Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy a poursuivi dans sa volonté de valoriser les œuvres artistiques et architecturales de la commune et parmi celles-ci, les établissements scolaires réalisés par les architectes Waltenspühl et Oberwiler. Suivant un projet d’Erwin Oberwiler, le Fonds d’art visuel de Lancy a permis la réalisation de la brochure :

  • Art et architecture, un cas d’école (1965-2016)
  • Une histoire, un inventaire

Destinée à tous les usagers des écoles, aux parents, aux amateurs ou aux nostalgiques cette brochure de 80 pages réalisée par Erwin Oberwiler rassemble l’histoire et les descriptions architecturales et artistiques des écoles de Lancy de la première école des Palettes aux plus récents agrandissements et interventions artistiques à l’école Tivoli. Qu’est-ce qui a permis la longévité de ces architectures ? quelles particularités les distinguent ? quelle histoire de l’art dans l’espace public racontent-elles ? De nombreuses photographies d’archive et actuelles retracent les étapes de ces réalisations en regard des textes expliquant les raisons de leur heureuse évolution.

Plus accessible aux enfants et afin de les sensibiliser dès la rentrée à leur environnement quotidien, un film accompagne cette brochure. Réalisé par la jeune vidéaste Julia Sanggnakkara et par Max Idje, L’Âge de raison présente un survol en onze minutes des structures communes aux écoles et des particularités artistiques de chacune dans un langage accessible à tous.

Enfin, la réalisation de cette brochure a permis de rassembler tout l’inventaire photographique des œuvres intégrées dans les écoles que vous trouvez ci-dessous.

Pour la commande d’un livre, du film ou l’utilisation des images, merci de contacter le Service de la culture et de la communication, tél. 022 706 15 34.

Ecole intercommunale Le Sapay - Intervention artistique
  • Through the looking glass, 2016 de Gentil Garçon | © Gentil Garçon

  • Through the looking glass, 2016 de Gentil Garçon | © Gentil Garçon

  • Through the looking glass, 2016 de Gentil Garçon | © Gentil Garçon

  • Through the looking glass, 2016 de Gentil Garçon | © Gentil Garçon

  • Through the looking glass, 2016 de Gentil Garçon | © Gentil Garçon

Huit artistes ont été invités à réaliser un projet artistique à l’école Le Sapay. Le concours, organisé par la commission conjointe du Fonds de décoration de Plan-les-Ouates et du Fonds d’art visuel de Lancy, a abouti le 11 novembre dernier au choix de deux projets complémentaires et rassembleurs.

Parmi les propositions de grande qualité artistique, le jury s’est déterminé pour le choix de deux projets conceptuellement complémentaires. Through the looking glass, de l’artiste lyonnais, Le Gentil Garçon propose une enfilade de prismes chromatiques qui accompagne l’entrée de la future piscine et se prolonge à travers un miroir. Visible depuis l’esplanade, il propose un dialogue visuel mouvant et surprenant par son jeu de lumière, de couleur et de transparence. Fly with me, de l'artiste suisse Stéphane Dafflon, est un projet évolutif et participatif qui offre une nouvelle lecture sur ce que peut être une intervention artistique en milieu urbain. Huit mâts de hauteurs différentes font flotter huit bannières inspirées d’éléments d’architecture de l’école et de ses couleurs. En remplacement des bannières d’origine une fois usées, les élèves de l’école ou d’associations utilisatrices des lieux pourront prolonger la réflexion artistique pour en produire de nouvelles. Lire le communiqué de presse dans sa version intégrale...


Gérard Pétremand - Septembre 2015 - Des photographies lumineuses dans le passage du Chemin du Progrès au Petit-Lancy


Le jardin, 2013, Panneau lumineux, impression jet d’encre sur film transparent sous plexiglas, Gérard Pétremand (Passage de la place des Ormeaux au Petit-lancy). Commande du Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy


Gérard Pétremand

Né à Genève en 1939, Gérard Pétremand débute sa carrière à la revue Réalités à Paris comme assistant d’Edouard Boubat et de Jean-Philippe Charbonnier; puis il est photographe aux éditions Réalité-Hachette. De retour en Suisse, il ouvre un studio de photographie et collabore avec de nombreuses agences de publicité. Parallèlement à son activité commerciale, il poursuit ses travaux de recherche photographique, les publie et les expose régulièrement dans divers pays. Il participe à de nombreux concours nationaux et internationaux dont il est lauréat à plusieurs reprises. Une douzaine de prix viennent couronner ses créations. Son œuvre porte depuis une quinzaine d’années tout particulièrement sur le territoire, l’urbain et ses mutations. Par un travail sur la focale et sur la colorimétrie, il renforce la démarche plasticienne d’une photographie qui se rapproche moins du reportage que de la retranscription de la perception sensorielle et intuitive des lieux.

Notice biographique tirée de PETREMAND, Gérard (préface de Lysianne Léchot Hirt), Topiques, Genève: CH Créatio-Helvetica, 2001.


Depuis de nombreuses années déjà, les photographies de Gérard Pétremand abordent les questions liées à la représentation du territoire urbain. Ce ne sont pas tant les sujets, souvent prétextes, que l’expression des idées, des formes et des couleurs qui l’intéressent. Les villes européennes et américaines qu’il arpente au cours de ses voyages, avec leurs chantiers, zones industrielles, hangars et parcs, constituent son terrain de recherche. Dans sa série Topiques (1997-2001) déjà, les flous réalisés à l’aide de sa chambre photographique transforment les rapports de distance et d’échelle et ébranlent le regard qui cherche en vain à reconstituer l’image d’un paysage familier. Ce dernier est fragmenté, la composition pratiquement abstraite, le lieu anonyme ; l’ensemble donne à la ville une nouvelle substance. Au quotidien, lors de ses déambulations, l’artiste signale la difficulté du regard – toujours en mouvement – à saisir l’ensemble des éléments d’un paysage. Une perception déroutante dont témoignent ses photographies. « J’ai l’impression que l’on ne voit plus vraiment ce qu’il y a autour de nous, dit-il. J’essaie de provoquer un nouveau regard, de porter un œil critique sur la société: j’aime jouer avec ce qui dérange, ce qui interpelle. »

Genève, dont il observe l’évolution au fil des ans, tient une place particulière dans son travail, comme l’illustrent les grands formats en noir et blanc de la série Le Propriétaire, le Promeneur et le Jardinier (1993). Dans cette série, il exprime la différence entre la nature sauvage et le parc, lieu devenu public grâce au travail des jardiniers. En 2013, la série de douze photographies installées dans l’école de la Vigne-Rouge à Carouge est parallèlement représentative de l’ensemble de son travail. Il s’agit de donner l’idée d’un mouvement particulier, celui des enfants qui courent.

Le jardin, ensemble de photographies lumineuses dans le passage du Chemin du Progrès, près de la place des Ormeaux au Petit-Lancy, vient compléter les caractéristiques urbaines de ce lieu. Cette œuvre de Gérard Pétremand, d’un format monumental, est composée d’une centaine d’images faites de détails de végétation, qu’il photographie durant toutes les saisons d’une année dans les jardins des maisons avoisinantes. Les images volontairement brouillées rendent leur lisibilité quasi impossible. Nous saisissons là son intention : il ne s’agit pas de créer un livre de botanique, mais plutôt de transmettre l’idée d’un sentiment de végétation. C’est à l’histoire du lieu et à la transformation de son espace urbain que l’artiste fait ici référence. Le cas de la place des Ormeaux s’inscrit plus largement dans un phénomène sociétal contemporain, à savoir la croissance démographique et l’extension des villes entraînant la disparition des maisons et des jardins potagers au profit d’immeubles locatifs, habitats densifiés et autres supermarchés.
En décembre 2011, le bureau d’architecture MID termine le réaménagement de la place des Ormeaux. Sur un principe d’uniformité du paysage, équilibre entre béton et végétation, la nouvelle place acquiert une convivialité importante: l’espace est élargi et isolé de la circulation, les piétons bénéficiant de zones de repos grâce notamment à l’installation de mobilier urbain et d’arbres plantés le long de la place.


Bibliographie
  • Entretien avec Gérard Pétremand, Genève, le 3 juin 2014.
  • ARAMAN, Tania, « La Place des Ormeaux se refait une beauté », Le Lancéen, Petit-Lancy, octobre 2010, p. 19.
  • DUMONT, Etienne, « Gérard Pétremand se retrouve sur le pont », Tribune de Genève [en ligne], mai 2014.
  • PETREMAND, Gérard (préface de Karine Tissot, textes de Serge Bismuth), Gérard Pétremand: photographies, Gollion: Infolio, 2011.
  • PETREMAND, Gérard (préface de Lysianne Léchot Hirt), Topiques, Genève: CH Créatio-Helvetica, 2001.
  • STEVAN, Caroline, Gérard Pétremand, photographe expérimental, Le Temps [en ligne], mai 2014.
  • TISSOT, Karine (dir.), Artistes à Genève: de 1400 à nos jours, Genève: L’Apage: Notari, 2010.

Sites internet


Service de la culture et de la communication, HM

Omar Ba - Août 2015 - Rencontre avec l'artiste

Omar Ba vit et travaille à Genève. Né en 1977 au Sénégal, il se forme à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dakar avant d’obtenir un postgrade à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Genève en 2005, puis un Master en Art dans le domaine public à l’Ecole d’art du Valais en 2011.

En quittant le Sénégal pour la Suisse en 2003, Omar Ba emporte avec lui la maîtrise de la peinture tout en quittant l’abstraction qui caractérisait le travail de ses premières années. A Genève où il termine sa formation – et où la peinture subit une crise d’identité – il affirme une technique particulière qui le distingue : sur un support en carton ondulé, il pose un fond noir opaque qu’il rehausse d’enluminures blanches et d’une multitude de détails qui semblent multiplier la gamme chromatique pourtant basée sur deux couleurs. Ainsi prennent forme des portraits. Très vite, son succès éloigne Omar Ba de l’enseignement auquel il se vouait.

On reconnaît dans les grands tableaux verticaux des personnages en pied le plus souvent masculins, militaires, autoritaires. Leur visage est remplacé par une tête d’animal ou un foisonnement végétal qui ne permet pas de les identifier et adoucit ou exacerbe par métaphore le propos général. Le plus souvent celui-ci met à jour et dénonce une violence. On voudrait y voir une position politique, mais cette violence est autant inhérente à l’homme et à sa dualité qu’au monde. L’animal et l’humain se mêlent d’ailleurs sur le tableau sans que l’un prédomine sur l’autre ni en force, ni en valeur.

Commande du Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy

En 2011, le Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy passe commande à l’artiste pour réaliser une fresque sur le mur du préau de l’école des Morgines dont la Ville prévoit la rénovation. Le dessin préparatoire qu’Omar Ba réalise pour ce projet en 2012 présente un banc de poissons dans un décor d’algues, de coraux et d’oursins, un thème marin qu’il décline dans plusieurs de ses oeuvres. Grandi sur les côtes sénégalaises, Omar Ba partage sur ce mur d’école ses souvenirs d’enfance. Pas de représentation humaine dans ce paysage aquatique, comme il est rare chez l’artiste, dont on peut citer un tableau de fleur contenant des dizaines de boutons de fleurs peinte sur un fond où se devine un paysage marin. Truth in this World est le titre de cette pièce édénique de 2010, à laquelle cette fresque intitulée Cycle semble faire écho. Dans ce cycle, le poisson apprend dans le flux de la vie et change de couleur à chaque étape comme une feuille dans les saisons.

à corriger, 2009, encre de chine sur papier, 28 x 26 cm, Omar Ba, photo de l’artiste.

"A corriger", est un tampon qu'Omar Ba utilise sur tous les événements représentés dans ses dessins qui doivent être changés comme les frontières coloniales sur une carte de l'Afrique, ou la pêche abusive...


Interview d'Omar BA

A quel moment de votre vie vous êtes-vous senti peintre?
J'ai décidé d'être peintre le jour où mon professeur de mécanique nous a donné un devoir-sanction. J'ai dessiné sur le verso du polycopié un squelette qu'on poignarde. Il m'a complimenté en riant et m'a convoqué dans son bureau. "Je vais te parler comme à un frère, m'a-t-il dit, "quitte l'école de mécanique et va aux Beaux-Arts, tu pourras exprimer ta créativité, tu vas bien vivre et tu pourras voyager." Le lendemain, j'ai préparé mon dossier de demande d'admission aux Beaux-Arts.

L'accès à l'Ecole des Beaux-Arts de Dakar est facile?
Non, ce n'est pas si facile car l'école est ouverte pour toute la sous-région et retient 10 dossiers sur les 2000 qu'elle reçoit. Mais cette année-là, ils n'ont pas reçu suffisamment de dossiers et ils ont renoncé aux admissions. J'étais très ennuyé car je m'étais désinscrit de l'école de mécanique en cachette de ma mère et il me fallait attendre une année mon admission à l'école des Beaux-Arts. J'ai annoncé à ma mère qui s'est fâchée évidemment, mais plutôt que je ne fasse rien elle m'a payé les cours du soir de dessin que donnaient les mêmes enseignants des Beaux-Arts. J'ai beaucoup travaillé durant cette période, et tout ce que je faisais était récupéré par mes profs qui les utilisaient pour leurs cours. Je regardais toutes les émissions sur l'art, visitais des expositions, rencontrais toutes les personnes qui avaient un talent. L'année suivante, mon dossier a été accepté.

Quelle est la scène artistique à Dakar?
En 2002, j'étais le seul à avoir réussi mes examens. Comme j'étais major de ma promotion et que le régime venait de changer, j'ai reçu mon diplôme des mains du président. Mes parents m'ont pris au sérieux à ce moment-là. Tous mes travaux étaient exposés dans l'école et une sculpture a été offerte au président sans que j'en sois averti. J'étais très fâché et à la fois honoré. Une galerie de Dakar m'a exposé plusieurs fois et en vendant 4 ou 5 oeuvres je vivais très très bien. Les clients étaient des expatriés, des ambassadeurs ou des haut-fonctionnaires, c'est le public d'art à Dakar. Mes travaux n'étaient pas définis comme "art africain", ils étaient déjà atypiques. Je m'inspirais de l'évolution de la feuille d'un arbre, le badanier, qui se transforme de saison en saison et passe du vert au jaune, au rouge, au marron puis au noir. C'était une palette de peinture naturelle, c'était aussi une métaphore du cycle de la vie. Un jour le galeriste me dit qu'un client souhaitait un tableau bleu... J'ai réalisé que je ne voulais pas vivre de commandes et décorer des intérieurs, j'ai répondu que je n'avais pas de bleu et que je n'avais pas l'intention de le faire.
Au même moment j'ai été invité à une symposium sur "le langage des couleurs" à Bonn pendant un mois. Et là je me suis aperçu que j'avais beaucoup à apprendre, j'ai mesuré l'écart entre ma pratique et celle courante en Europe. Je me suis souvenu de la rencontre faite avec Claude Sandoz venu plus tôt pour un colloque à Dakar qui m'avait parlé de la HEAD, et j'ai décidé de postuler. Je suis arrivé à Genève en 2003.

Vous m'avez dit avoir été tenté par l'enseignement de la peinture, est-ce encore d'actualité?
J'ai fait beaucoup de remplacements et d'ateliers pendant mes études à Genève. J'ai enseigné à l'école de Cérésole à Lancy pendant un an et demi. Comme je n'arrivais pas à vivre de la peinture et que je venais d'avoir un enfant, j'ai décidé de faire un master pour pouvoir enseigner et suis parti à l'ECAV. Mais là, des galeristes m'ont contacté et je n'ai pas poursuivi la formation en éducation après le master.

A quel moment vous sentez-vous peintre?
Tous les matins, au lever, je dessine pour me donner du courage, pour éviter la paresse. Je suis tout le temps tenté de sortir de l'atelier, de me distraire de mon travail pour faire des choses faciles. Mais dès que je m'éloigne de l'atelier je m'inquiète et reviens. La nuit, il y a moins de prétextes pour sortir, c'est à ce moment-là que je travaille le mieux.

Service de la culture et de la communication, HM
Août 2015

Gilles Porret - Mai 2015 - Inauguration des oeuvres réalisées par l'artiste à l’Ecole de Tivoli samedi 9 mai 2015


Inauguration

Inauguration des oeuvres* réalisées par
Gilles Porret à l’Ecole de Tivoli,
en présence de l’artiste:
Samedi 9 mai 2015 à 11h
Ecole de Tivoli, Bloc B
Chemin Fief-de-Chapitre 15
1213 Petit-Lancy

Voir l'invitation à l'inauguration

*Fantasy I & II (2013), peinture synthétique sur bois et Fantasy III (2013), aluminium découpé


Gilles PORRET

(1962, Suisse)
Vit et travaille à Bière, Genève et en Valais

Commandes du Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy:

  • Fantasy, 2013, Ecole de Tivoli, Petit-Lancy
  • Matière grise, 2007, Bâtiment administratif de la Ville de Lancy Route du Grand-Lancy 39a

Actif sur la scène alternative genevoise dès la fin des années 1980, Gilles Porret participe à l’histoire du milieu culturel de son époque, à la reconnaissance de ce qui sera nommé «art contemporain». Entre 1993 et 1995, il collabore avec l’artiste Gianni Motti pour la création de In Vitro, un espace d’art où défilent un grand nombre d’artistes. En 1999, avec Deusimar Porret, son épouse, il crée le nouveau lieu «hall-Palermo», qui n’est autre que leur appartement genevois transformé en espace d’exposition. Gilles Porret ne cessera d’interroger le statut de l’art contemporain et le rôle de l’artiste dans la société.

«Je me suis surtout mis à m’interroger sur le fait même de présenter la peinture aujourd’hui, à un moment où tout le monde doute d’elle face aux kilomètres de toiles produites» dit-il. Avec un regard critique sur l’acte pictural, il bouscule la question de la représentation. Ses travaux déploient les combinaisons possibles entre composition, support et couleur, trois composantes de la peinture, qu’il explore continuellement avec des matériaux aussi singuliers que variés. Il détourne les objets de leur fonction. Il utilise le panneau de bois, la palette et le disque vinyle comme support, le vêtement comme pigment et la performance comme expérience chromatique. Ce n’est pas un hasard si ses contemporains le désignent comme artiste de la couleur. Elle est testée sous toutes ses formes et remplit tous les rôles possibles. Elle apparaît tantôt comme instrument de rencontre, tantôt comme une métaphore lors d’une performance, mais aussi en tant qu’intitulée d’une installation convoquant l’image d’un autre objet de référence. Une couleur isolée ne fait pas sens pour l’artiste; elle doit figurer aux côtés des autres couleurs du spectre. Aussi, elle est souvent combinée aux mots. Le recours au texte est systématique. Gilles Porret joue avec les mots comme avec les couleurs. Dans les autoportraits de 1992, il se photographie en costume rouge, jaune, bleu, blanc, noir, littéralement à l’image de l’expression «porter les couleurs». L’homophonie du titre Et toile noire (1992), une œuvre en forme d’étoile, vient modifier la perception et afficher la matérialité de la peinture. Puis, les titres Bing, Flac, Boum et Ding (2008) font allusion au support de l’œuvre, aux bruits des palettes de manutention qui s’entrechoquent. Ainsi, par la mise en perspective des couleurs, des sons et des mots, l’artiste évoque la fonction initiale du readymade, complémentaire à l’œuvre et à ses différents degrés de lecture et de perception.

Aux murs de l’école Tivoli à Lancy, onze onomatopées de couleur unie se font écho depuis différents lieux du bâtiment. Ce projet intitulé Fantasy (2013) rappelle le palindrome de l’artiste André Thomkins, Oh ! Cet écho, une allusion immédiate aux procédés d’expression et à la rhétorique. Rappelant à la fois les comics américains ainsi que les origines de la communication, les onomatopées de Gilles Porret sont en accord avec le contexte dans lequel elles s’inscrivent. Le choix se porte sur une série de mots aux sons bruyants, tels que WOUAAAH, BOOOOM, AGLAGLA, qui raisonnent avec l’ambiance sonore créée par les élèves dans les couloirs. Cette proposition apparaît alors comme une représentation phonique de certaines actions ou émotions courantes dans l’environnement scolaire. Dans cette constellation de mots, de sonorités et de couleurs, les objets acquièrent une vibration spécifique, indispensable pour traduire une émotion. Les élèves sont alors invités à expérimenter, au quotidien, cet exercice à dimension ludique et pédagogique.

Pour Gilles Porret, les objets se transforment par les couleurs qui les habillent, comme ce meuble de l’état civil dans le hall de la Mairie de Lancy, dont il peint la face frontale.
Intitulée Matière grise, cette intervention, aux ronds de différents rayons (noir, blanc, gris) répartis dans la composition sur trois registres distincts à la manière d’un bas relief, se lit comme des allers retours dans «les gris de couleurs». Si les ronds sont une référence constante dans son œuvre, le gris, lui, bénéficie d’un statut particulier. Il est le résultat du mélange des onze couleurs que l’artiste choisit en guise de palette (le rouge, le jaune, le bleu, l’orange, le vert, le violet, le brun, le rose, le noir, le blanc et le gris) au fil de ses recherches dans l’atelier. Matière grise est constituée de toutes les couleurs à la fois et renvoie à toutes les couleurs. Elle est une nouvelle proposition, une autre manière d’exprimer la couleur et de contraster avec l’architecture intérieure du bâtiment de la Mairie.


Bibliographie
  • FIBICHER, Bernard, TISSOT, Karine, SCHAEFER, Patrick, MARGUERAT, Florence, Gilles Porret Synthétique, Genève: Infolio, 2009.
  • GRABER, Hedy, Autoportraits en couleurs ou voir blanc, jaune, rouge, bleu et noir, cat. d’expo, Hardhof, Espace art et culture Ebel, Bâle, octobre 1992.
  • LUGON, Olivier, «entretien», in Halle Sud n°12, été 1986.
  • MAMIE, Françoise, « Mais que fait le Fonds d’art visuel de Lancy ? », Le Lancéen: journal de l’Association des intérêts du Petit-Lancy, Petit-Lancy, décembre 2013, p. 7.
  • MATHONNET, Philippe, «Le bruit des couleurs qui s’entrechoquent», Le Temps, 1er juillet 2008.
  • MORIN, François-Yves, «Palimpseste, à propos de Gilles Porret», in Halle Sud n° 16, octobre 1987, pp. 12-13.
  • MORIN, François-Yves, Le moment monochrome, cat. d’expo., Andata/Ritorno, Ruine, Genève, décembre 1987.
  • SCHMIDLIN, Laurence, Multiples – Editions. La trame sierroise de l’édition d’estampes, catalogue d’exposition, Musée d’art du Valais (Sion), Sion/Sierre: Musées cantonaux du Valais/Ecole cantonale d’art du Valais, 2011.
  • POIATTI, Myriam, «Le questionneur questionné» [entretien], in Halle Sud n° 22, automne 1989, pp. 22-23.
  • SCHAEFER, Patrick, «Le geste, le mot et la couleur, pour introduire l’exposition de Gilles Porret», pour l’exposition «Le gris de couleurs annonce la lumière du réel», Espace Vallès, Saint-Martin-d’Hères, septembre 2002.

Service de la culture et de la communication, HM/MR

Ville de Lancy
Des sacs réalisés par Gilles Porret - Septembre 2014 - Troisième déclinaison de la série Fantasy

Une commande du Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy

Les sacs dessinés par Gilles Porret pour la Ville de Lancy sont la troisième déclinaison d’une série intitulée Fantasy. Ils font écho à l’installation de 11 onomatopées métalliques fixées aux murs de la cage d’escalier du nouveau bâtiment de l’école de Tivoli au Petit-Lancy.

Fantasy est également le titre de deux tableaux dont Gilles Porret a fait don à la Ville de Lancy en 2013 accrochés dans la salle de rythmique de l’école de Tivoli. Les pastilles rondes de ces tableaux monochromes rouge et verts rappellent les couleurs de Lancy. Cet artiste de la couleur a nommé l’installation Fantasy pour évoquer la bande dessinée et son monde imaginaire ; il la destine aux usagers de l’école pour qu’ils y retrouvent les «passions et rêves de l’imagination.» Les pastilles rondes et onomatopées se déclinent en onze couleurs différentes et «glissent sur la surface des murs gris», écrit Gilles Porret sur le petit cartel qui les accompagne, complétant par ces mots : «couleurs des émotions, silhouettes des sons, passions et rêves de l’imagination.»

Après une première présentation de sa Maison rouge - petite maison peinte en rouge et posée sur le toit dans le parc Bernasconi à l’occasion de l’exposition « Intérieur-Extérieur » en 1998 – et une participation l’année suivante à l’exposition « Le Privé et l’intime » où il présente «une pièce intitulée La Fée électricité, Gilles Porret est mandaté par le Fonds d’art visuel de la Ville de Lancy en 2008 pour une intervention sur l’armoire de l’Etat civil à l’entrée de la Mairie. Sa Matière grise présente sur la face du gigantesque meuble traité comme un tableau des pastilles noires, blanches et grises qu’il appelle «Gris de couleurs». Pour Gilles Porret, le gris fait ressortir les couleurs et les révèle, et on le retrouve comme couleur de fond sur le sac réalisé pour la Ville de Lancy.

Le gris comme la couleur en général figurent souvent dans les titres de ses travaux, parfois en contraste avec la pièce présentée, parfois comme un jeu de mots : Le gris de couleurs annonce la lumière du réel (2002 à la Bâtie) ou Bleu de travail, Gris de couleur, ou les Palettes qui sont autant la palette de couleurs que la palette de bois de transport qu’il utilise comme support. Les pastilles qui constituent ses tableaux sont également un thème récurrent qui servent de fil rouge à travers les pièces de la collection de la Ville de Lancy.


Gilles Porret

Gilles Porret est né à Neuchâtel en 1962. Après des études d’art à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Genève 1982-86, il poursuit sa démarche sur le chemin de la peinture en développant une réflexion pertinente et souvent ludique autour de la couleur. Il s’engage dans un travail curatorial, et cofonde en 1993 In Vitro à Genève avec l’artiste Gianni Motti. En 1999, il fonde Hall-Palermo, un appartement d’art contemporain où pendant cinq années, il multiplie les expériences expositionnelles au sein même de son lieu de vie. Exposant lui-même depuis 1985 en Suisse et à l’étranger, Porret poursuit ses réflexions et ses interrogations sur la peinture, le monochrome, son dépassement face à la couleur et ses contextes. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques. Gilles Porret vit et travaille depuis 2004 à Bière.

Ville de Lancy
Alexandre Joly - Décembre 2013 - Une œuvre de l’artiste au Centre d’action sociale de Lancy

« Pour cette intervention au CAS de Lancy, j’ai dessiné sur les murs un ensemble de constellations imaginaires avec des pastilles piezos (petits disques métalliques dorés) aimantées sur des clous et reliées entre elles par des sections de cordes à piano. Ces petits disques ont la propriété de réfléchir la lumière, créant ainsi des petits scintillements lorsque nous nous déplaçons dans l’espace et suivant dans quel angle notre regard reçoit ces reflets de lumière. C'est pour moi une œuvre poétique, chacun est libre d’interpréter ces constellations à son bon vouloir." 
Alexandre Joly

 

Ce projet artistique a été financé par le Fonds d’art visuel de Lancy.


> Voir l'article paru sur le site de l'Hospice général

Photos: André Obeid

Ville de Lancy
Projet "Art-Tramway" - Dès juin 2013 - Des interventions artistiques le long de la ligne 14

Le projet d'interventions artistiques le long du tracé du tram 14
a débuté en juin 2013 par l'inauguration de "Trame & Tram", première des cinq réalisations artistiques prévues d'ici fin 2014.

Projet Trame et Tram

Photo: Serge Frühauf

Réalisée sur les trois arrêts du tram 14 (Quidort, Petit-Lancy et Les Esserts), cette œuvre de Silvie Defraoui propose aux usagers du tramway une promenade visuelle grâce à un entrelacs de formes géométriques peintes au sol.

Projet Trame et Tram

Elle s'inscrit dans une commande d’art public exceptionnelle, développée par le canton de Genève, sur l'impulsion des communes de Lancy, Onex, Confignon et Bernex, avec la participation de la Ville de Genève.

Quatre autres œuvres signées J.M. Armleder, Ugo Rondinone, Eric Hattan et Lang & Baumann jalonneront le parcours du tram.


Emission LancyTV: Vernissage du projet artistique Trame et Tram

Emission LancyTV: Trame et Tram, l'avis de la rue

Page Culture du site de l'Etat de Genève:

Ville de Lancy