Administration
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Le Conseil administratifLes discours du 1er août
- Discours du 1er août 2011 - 2.08.2011
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FÊTE DU 1ER AOÛT 2011 - PARC NAVAZZA -OLTRAMARE
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président du Conseil municipal,
Mesdames et messieurs les Conseillers municipaux,
Chères Lancéennes et chers Lancéens,
Chers Confédérés et résidents,J’aimerais, si vous le permettez, commencer par des remerciements. A l’heure du chacun pour soi et d’un individualisme souvent revendiqué, il y a encore des personnes qui s’investissent pour les autres et qui nous permettent de nous retrouver tous ici en ce jour hautement symbolique. En mon nom, celui de mes deux collègues du Conseil administratif, de la Secrétaire générale, je remercie le comité d’organisation, les différents corps de la sécurité et leurs amicales, les associations des intérêts du Grand et du Petit-Lancy, les collaborateurs des services municipaux et tous ceux qui se produisent ce soir pour votre plaisir.
En effet, ce qui donne vie à cette fête qui nous réunit tous, ici, ce soir, c’est un désir de nous retrouver et de proclamer par notre présence des valeurs communes que l’on soit d’ailleurs suisse de longue date, fraîchement naturalisé ou simple habitant.
Les tensions financières actuelles très fortes dans la zone euro montrent les difficultés de l’Union européenne et les limites de la gouvernance actuelle. Ceci amène les différents pays à des replis où l’on parle de revenir aux monnaies nationales, où la discordance l’emporte face aux réponses à apporter à cette grande crise et où l’impression dominante semble être la versatilité des décisions.
Cette actualité, par opposition, nous montre finalement la force de nos institutions, la solidité du lien national malgré nos nombreuses différences culturelles ou linguistiques.
Cette Suisse polyglotte, multiculturelle s’est construite sur des valeurs et sur un système politique qui reste le même depuis 1848. Ce système politique repose sur la démocratie et le fédéralisme et tient compte par là-même des citoyens mais aussi des cantons. Les décisions sont prises certes plus lentement mais tiennent compte dès le début de nos diversités; l’élection du Conseil fédéral en est un autre exemple, alchimie entre partis politiques et régions linguistiques mais qui laisse un espace pour les minorités.
Les pays européens peuvent prendre exemple sur nos institutions en vue de leurs réformes propres et pour aboutir enfin à un vrai projet et à une unité qui reste à construire.
Notre modèle n’est certes pas parfait mais il a le mérite de nous avoir apporté paix, sécurité et prospérité depuis des siècles. Il est toujours en équilibre et c’est à nous de continuer ce que nos prédécesseurs nous ont laissé.
Le feu qui va s’embraser dans quelques instants et qui s’allumera également dans toutes les communes helvétiques montre notre attachement et notre fierté d’être suisses et d’habiter ce beau pays.
Vive la Suisse, vive Genève, vive Lancy !
Frédéric Renevey
MaireMairie de Lancy - Discours du 1er août 2010 - 2.8.2010
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FÊTE DU 1er AOÛT 2010 - PARC NAVAZZA-OLTRAMARE
Mesdames et Messieurs les Lancéennes et Lancéens
Mesdames et Messieurs les invités
Mesdames et Messieurs les autorités de la ville de Lancy, Conseillers administratifs et Conseillers municipauxIl y a plus de 2000 ans, un certain Orgetorix, notable parmi les Helvètes, décida avec son peuple de quitter leur territoire et de gagner l’ouest de l’Europe. Afin de ne pas regretter ce départ, les Helvètes brûlèrent et détruisirent leurs villages, signe que leur décision était irrévocable. Mais dès qu’ils furent arrivés à Genève, les ennuis commencèrent, Jules César leur interdit l’entrée en Gaule par le fameux pont de l’île qu’il fit détruire et poursuivit ces envahisseurs jusqu’à ce qu’il les vainquît à Bibracte. Il obligea alors nos ancêtres à retourner chez eux, eux qui avaient tout fait pour ne pas retrouver leur patrie.
Cet événement –une anecdote au regard de l’histoire mondiale- peut révéler en cette soirée du 1er août plusieurs enseignements, quand on s’extrait du 1er siècle avant J.-C pour nous situer au 21e. Il y a aujourd’hui toujours des peuples qui ne sont pas satisfaits de leurs conditions de vie et dont certains éléments quittent leur sol. Il y a aussi la confrontation entre divers intérêts qui oblige à revoir ses plans initiaux et à redéfinir sa vie.
J’aimerais aujourd’hui partager avec vous quelques réflexions sur notre vie actuelle, politique bien sûr mais aussi quotidienne. La ville de Lancy n’est qu’une des 45 communes genevoises, elle n’est que la 21e ville suisse du point de vue des habitants, mais néanmoins elle joue son rôle fondamental dans la démocratie de notre pays. Le chômage, particulièrement celui des jeunes, nous essayons d’y remédier, et quel joie d’apprendre que par notre structure Contact Emploi Jeunes, tel ou telle jeune a pu décrocher un contrat d’apprentissage, ou tel autre adulte a retrouvé un emploi. Le manque de logements, nous sommes une commune particulièrement active à lutter contre, en favorisant l’accès à des logements relativement bon marché en ne jouant pas sur une spéculation foncière et en construisant nous-mêmes. L’insécurité, ou plutôt son sentiment, nous faisons en sorte d’y remédier en multipliant les contacts avec les citoyens, en créant des lieux de parole. La petite enfance, source de difficultés pour bien des parents, est l’objet d’intenses investissements pour créer des places de crèches , reconnaître les familles d’accueil. J’évoquerais aussi le sport qui est systématiquement soutenu et aidé, et l’accueil des personnes âgées par l’ouverture d’un second EMS et la construction prochaine d’un D2 (appartements à encadrement social).
Je ne suis pas en train de faire le panégyrique du bilan des autorités à quelques mois des prochaines élections. Non, si je mentionne ces quelques éléments de vie politique, c’est bien pour relever que nos actions s’inscrivent toutes dans des éléments de crise, de confrontation, de difficultés, mais que rien n’est jamais perdu. Nous aimerions tous que le plein emploi s’impose, que les logements soient disponibles en abondance, que l’état de la planète cesse de se détériorer, mais la réalité –celle que Orgetorix et les Helvètes ne voulaient envisager- est têtue, les faits nous rattrapent et nous voilà obligés d’y faire face. Et il m’appartient de souligner sans aucune complaisance le rôle indispensable des communes, de votre commune : les autorités politiques ont comme devoir de répondre au mieux aux besoins d’une population souvent en grande perplexité en face des exigences de la vie moderne. Fêter le 1er août, c’est se rappeler que la Suisse a su faire face à une réalité qui s’imposait à elle ; fêter le 1er août en 2010, c’est se souvenir, avec la prise d’otages de Libye, de la fragilité de nos institutions basées sur une certaine idée du respect humain peu compatible avec une certaine idée de la famille ; fêter le 1er août, c’est accepter un monde qui change sans vouloir inscrire dans la constitution suisse la tentation de l’anachorète ; fêter le 1er août, c’est s’arrêter quelques instants et se poser la question : il y a 10, 20, 30 ou 40 ans en arrière, me serais-je imaginé être là où je suis , ce soir ? Si je suis ici, c’est peut-être parce que une réalité m’y a contraint, c’est peut-être par choix, par hasard, mais quoi que soit la réponse, je souhaite qu’elle soit pleine, forte et si possible heureuse.
Personnellement, c’est la crise du logement qui m’a fait devenir Lancéen, il y maintenant 25 ans. Ce n’était pas un choix de se retrouver au-dessus de la bruyante avenue de Communes-Réunies, mais cette décision, avec ma famille, je ne la regrette pas, et cette nécessité pas vraiment folichonne de l’époque s’est transformée en une intégration que j’ai le bonheur de vous communiquer.
Vive Lancy, vive Genève, vive la Suisse!
François BAERTSCHI
Maire - Discours du 1er août 2009 - 3.8.2009
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FÊTE DU 1er AOÛT 2009 - PARC NAVAZZA-OLTRAMARE
Chères lancéennes, chers lancéens, confédérés, étrangers résidants ou de simple passage à Lancy, c’est avec un très grand plaisir et humilité que je prends la parole devant vous pour la première fois en qualité de maire lors de cette fête nationale du 1er août 2009 et vous souhaite la bienvenue dans ce superbe parc Navazza-Oltramare, trait d’union entre le Grand et le Petit-Lancy.
J’aimerais tout d’abord, au nom des autorités et de mes deux collègues François Baertschi qui me prie de l’excuser étant en vacances et François Lance ; du président du Conseil municipal, Yves Favre ; au nom des Conseillers municipaux présents ce soir ainsi que de l’administration municipale et notamment Odile de Garrini, Secrétaire générale, vous remercier de votre présence, vous qui venez fêter et peut-être aussi tout simplement venez profiter de vous retrouver en famille, en voisin ou en ami.
Un très grand merci au comité d’organisation, aux associations des Intérêts du Petit et du Grand-Lancy, au groupement de sécurité et ses différents corps, aux collaborateurs de l’administration impliqués dans l’organisation, à la Musique de Lancy, à Alphüttli Jodler Club et à l’orchestre qui se produisent ce soir, à tous les bénévoles, vous tous qui œuvrez pour la réussite de cette fête, encore un très grand merci.
Pourquoi fêter le 1er Août ? Que reste-t-il du pacte fédéral de 1291, cette alliance de défense mutuelle entre trois cantons ? Je crois que ce qui marque la continuité, ce qui nous rapproche de ces Waldstätten, c’est cette volonté d’être ensemble.
La Suisse, contrairement à bien des pays d’Europe et du monde s’est construite essentiellement sur cette volonté de vivre ensemble et non pas par la victoire des armes. C’est une des forces de ce pays.Tous ceux qui ont peur de la mondialisation et qui rêvent d’une Suisse ou d’un Lancy homogène devraient se souvenir que Lancy, au cours de son histoire, appartint tour à tour aux Burgondes, à l’Empire carolingien, au royaume de Bourgogne, au Saint Empire romain germanique, au duché de Savoie, à la République de Berne, au royaume de Sardaigne, à l’Empire français, à la Confédération suisse.
Notre histoire porte en elle ces enrichissements progressifs, ces changements parfois importants qui peuvent effrayer mais qui nous rappellent qu’il ne sert à rien de se replier sur nous-mêmes, qu’il faut, au contraire, accompagner, diriger ces changements afin qu’ils aillent dans le sens que nous souhaitons. C’est une leçon quand, aujourd’hui, certains partis veulent s’enfermer comme dans une citadelle qu’ils voient assiégée.
Dans quelques instants va être allumé le feu de joie qui, au cours de cette soirée, illumine la plupart des communes de Suisse, et transcendant nos différences, montre notre appartenance commune à la confédération helvétique, notre beau pays.
Vive la Suisse, vive Genève, vive Lancy !
Frédéric RENEVEY
MaireMairie de Lancy - Discours du 1er août 2008 - 14.8.2008
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FETE DU 1ER AOUT 2008– PARC NAVAZZA
Chers Lancéens, Chères Lancéennes, Mesdames et Messieurs qui êtes venus d'autres communes, cantons ou de l´étranger, chers amis
Tout d'abord, je souhaite vous remercier d'avoir répondu nombreux à l'invitation du comité d'organisation pour célébrer ensemble notre fête nationale, malgré le temps maussade et même si cette année ce jour férié prolonge le week-end et incite certains à fêter le 1er août dans d'autres lieux. En ma qualité de maire de la Ville de Lancy, j'ai le plaisir et l'honneur de vous transmettre les cordiales salutations de ses autorités ici présentes à l'occasion de cet événement:• D'abord au nom du CA, en mon nom et au nom de mes deux collègues Frederic RENEVEY et François BAERTSCHI, ce dernier m'ayant demandé de l'excuser étant en vacances à l'étranger
• Au nom du CM, de sa présidente Madame Anne-Claude JULLIERAT VAN DER LINDEN et des nombreux CM présents parmi vous
• Enfin au nom des cadres et des collaborateurs de l'administration communale qui contribuent à la bonne organisation de cette fête, avec à leur tête Madame Odile DE GARRINI, secrétaire générale.Je vous souhaite la bienvenue dans ce magnifique parc Navazza-Oltramare situé au cœur de notre commune entre le Petit et le Grand-Lancy. Dans ce cadre bucolique, imaginez-vous que vous êtes sur le territoire de la troisième ville du canton, en terme d'habitants, après la Ville de Genève et la ville de Vernier, la 8ème ville de Suisse romande, juste après Sion et la 22ème ville de Suisse après Emmen dans le canton de Lucerne. Merci encore à la famille Navazza-Oltramare d'avoir fait don de cette parcelle de 6,7 hectares à la commune de Lancy à condition qu'aucune construction n'y soit édifiée.
J'aimerais également remercier les organisateurs de cette manifestation soit le comité d'organisation, présidé par Monsieur J.P. Deschenaux et composé des «associations des Intérêts du Petit-Lancy et du Grand-Lancy» (qui sont tous bénévoles), des collaborateurs de différents services de l'administration communale, de la musique de Lancy, et des représentant du groupement de sécurité de Lancy. Un grand merci à vous tous pour votre engagement et votre dévouement pour que notre fête nationale soit belle!
A travers ce pacte de 1291, trois cantons s'unirent et scellèrent les fondements de notre pays qui allait devenir la Confédération Helvétique et qui 717 ans plus tard ne se porte finalement pas trop mal. Je ne reviendrai pas sur cet acte remarquable et courageux que nous commémorons aujourd'hui et que nous pouvons encore prendre comme exemple de nos jours.
Au début de ce 21ème siècle, la situation de notre pays a bien évolué et comme vous le constater aujourd'hui, notre pays s'ouvre à petits pas sur l'Europe et le monde, tout en gardant son identité. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce processus qui développe des possibilités d'échanges dont les retombées se font ressentir à tous les niveaux.
Au sein de la confédération helvétique, Genève est un canton phare qui, grâce à ses institutions internationales, ses institutions culturelles, la qualité de son enseignement, son économie de pointe, sa population multi-culturelle, s'ouvre déjà largement au monde et fait profiter de cette situation privilégiée un certain nombre de cantons par effet de débordement.
En tant qu'habitants de ce canton et souvent, sans nous rendre compte, nous bénéficions d'une certaine qualité de vie qui est reconnue et enviée par beaucoup. Cette position de pointe de Genève, nous devons la faire perdurer et la développer impérativement.
Mais Genève, sans la zone frontalière et sans les autres cantons romands et en particulier le canton de Vaud, ne peut rien entreprendre pour assurer son développement de ces prochaines décennies.
Nos autorités cantonales l'ont bien compris, qui, depuis un certain nombre d'années, planifient et agissent en terme de région, région qui se nomme franco-valdo-genevoise. Il est indispensable de raisonner région lorsque nous parlons transports urbains, aménagement du territoire, développement durable, formation ou culture.
La commune de Lancy dans cette région franco-valdo-genevoise joue un rôle stratégique. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, avec ses 27´700 habitants et par sa situation géographique, Lancy est le prolongement naturel à l'ouest de la Ville de Genève. Elle fait partie intégrante de l'agglomération urbaine genevoise.
Les autorités de Lancy ont compris que nous étions un pion incontournable dans le développement de cette agglomération et que nous devions travailler main dans la main avec les autorités cantonales et françaises.
En voici quelques exemples:
Si nous sommes d'accord de construire de nouvelles lignes de trams à travers notre territoire communal, c'est que nous sommes conscients que l'avenir de notre région passe obligatoirement par un développement efficace des transports publics. Si nous acceptons de construire encore du logement (conformément au plan directeur cantonal et communal), c'est que nous pensons que nos quartiers sont idéalement placés pour de futurs habitants afin de favoriser leur intégration dans le milieu urbain et économique. Si en tant que CA, nous sommes partie prenantes dans des projets cantonaux, comme le CEVA, liaison ferroviaire Cornavin-Annemasse, le PAV, le projet Praille-Acacias-Vernets, SOVALP, projet de densification des abords de la gare la Praille ou les projets d'agglomération régionaux, c'est que nous sommes convaincus que ces réalisations concertées sont nécessaires pour l'avenir de Lancy et de la région.
Au niveau de l'enseignement, nous collaborons aussi par la mise en place des REP, réseaux d'enseignements prioritaires afin de mieux se soucier de l'intégration des enfants en difficulté. Au niveau de la petite enfance, nous travaillons avec d'autres communes pour mettre en place des structures de familles d'accueil en complément au système des crèches traditionnelles.
En termes de sécurité et en collaboration avec les communes de Plan-les-Ouates, Onex et Bernex nous avons créé des patrouilles intercommunales afin que nos agents de sécurité municipaux soient plus présents dans nos quartiers en soirée.
Au niveau culturel, l'Etat, la Ville de Genève et les communes se sont mises autour d'une table afin de planifier des lieux et des événements culturels intéressant toute la région.
Au niveau des loisirs, là aussi toutes les communes partenaires du site des Evaux réfléchissent à donner une nouvelle impulsion à cet espace privilégié.
Au niveau environnemental et par souci d'un développement vraiment durable, le CA a décidé de mettre en place un plan de mobilité afin de sensibiliser les collaborateurs travaillant sur le site de la mairie à venir travailler autrement qu'en voiture. D'autre part, la première zone macaron hors Ville de Genève verra le jour au Grand-Lancy courant 2009.
Grâce à la ténacité des CA délégués à l'environnement qui se sont succédés ces dernières années, la Ville de Lancy recevra en octobre le label «Cité de l'énergie» qui nous impose un engagement dans plusieurs domaines afin de limiter les émissions de CO2 à effet de serre. Enfin, une étude sur l'empreinte écologique laissée par les Lancéens vient d'être lancée.
Je pourrais citer encore bien d'autres exemples de ce genre.
Vous pourrez le constater, la Ville de Lancy, votre commune fait face ainsi aux défis de notre canton, de notre région, de notre pays et de notre planète et nous avons tout intérêt à marcher tous ensemble dans ce sens pour que nos enfants puissent toujours bénéficier d'un environnement agréable à vivre.
Cette mise en commun de nos efforts face à l'avenir de notre région ces prochaines années me fait penser à l'esprit qui a conduit au pacte de 1291, même s'il était essentiellement sécuritaire à l'époque.
Mais rassurez-vous outre ces projets d'envergure, les trois CA et les 35 CM ont un souci constant à travers leur charge d'élu : de maintenir et d'améliorer le confort et le plaisir de vivre à Lancy qui est reconnu par le plus grand nombre de nos concitoyens.
Cet environnement agréable, nous tentons de l'améliorer au plus près de nos conscience, souvent par des réalisations modestes, mais qui à la longue construisent notre bien être quotidien.
Nous avons aussi besoin des remarques et de la collaboration de chacun de nos concitoyens et votre engagement dans différentes associations ou sociétés est aussi un signe positif de participation citoyenne à la vie de la commune.
Je suis convaincu que nous devons rester fidèles à nos traditions et adopter une attitude résolument ouverte envers les autres et sur ce qui se passe autour de nous!
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite à toutes et à tous une très belle fête nationale et une bonne suite d'été.
Vive la commune de Lancy, vive la République et canton de Genève, vive la Confédération Helvétique!!!!!!!!!!
François Lance, le 1er Août 2008
Maire
François Lance - Discours du 1er août 2007 - 9.8.2007
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Nous ne sommes pas sur la prairie du Gruetli, et à l'heure où je vous parle, je ne sais si les Suissesses et les Suisses rassemblés là-bas pour y célébrer leur fête sont repartis heureux ou frustrés: quoi qu'il en soit, cette prairie et son symbole ont été cette année quelque peu confisqué - comme si tel ou tel groupe en avait l'apanage.
Rassurons-nous: la prairie de Navazza-Oltramare n'est heureusement pas mise à l'encan par quelque occupant que ce soit. Les autorités de la ville de Lancy, représentées ici par le Conseil administratif /(mes collègues François Lance et Frédéric Renevey), par le Conseil municipal emmené par le président M. John Lingg, tout le comité de la fête sous la férule de Jean-Paul Deschenaux vous souhaitent la bienvenue, que vous soyez Lancéens ou non, Suisses ou étrangers.
S'adresser pour un ler août à un public varié, c'est d'abord se rendre compte que nous occupons, ce soir, un lieu festif afin de célébrer un anniversaire, mais que chacun y est pour des raisons multiples : le feu d'artifice, le feu de joie, se retrouver avec des amis, passer une soirée agréable dans un lieu qui ne l'est pas moins. Mais un 1er août se doit de s'arrêter un moment car même si nous n'allons pas refaire un cours qui rappelle qui furent nos ancêtres, il est bon d'évoquer que chaque fête nationale se réactualise chaque année.
Je ne vais donc pas vous faire un cours d'histoire ou de mythologie suisse. Mais j'aimerais esquisser devant vous ce qui, en 2007, me semble fondamental pour notre société et notre pays.
La Ville de Lancy offre chaque année une bourse pour des adultes venant à Genève suivre l'université d'été des droits de l'homme : des personnes d'autres continents viennent pour aborder ensemble les questions que ces droits soulèvent et comme ils sont à Genève, ils étudient aussi nos institutions politiques. Tous m'ont dit cette année que le système suisse leur semblait être le meilleur qui existât: respect des minorités, pouvoir important aux communes, démocratie directe. Même si cette opinion souffrait un peu d'hyperbole, il faut reconnaître que la cohérence de notre système politique frappe son lecteur. Sommes-nous donc, les Confédérés, les plus heureux des hommes car dans le meilleur système politique qui soit ? Ce serait simple !! Mais si nous ne sommes pas les plus heureux, reconnaissons que nous ne sommes pas les plus malheureux. Quand nous sommes informés sur l'état d'autres pays, la guerre au Darfour, le Sida en Swaziland, la déliquescence de l'Irak, pour ne prendre que des exemples trop connus, il nous faut avoir le droit non pas de sombrer dans l'autosatisfaction (y en a point comme nous), mais dans la conscience que nous avons de la chance de vivre dans une société où nos vies ne sont pas constamment mise en danger, où nos enfants peuvent vivre décemment, où la paix civile n'est pas un vain mot.
Ce n'est certes pas une raison pour ne pas croire notre situation perfectible, mais quand je compare nos petits soucis avec d'autres, je me dis que:
- bien sûr, il y a du danger pour les enfants qui doivent aller à l'école en traversant une route, mais au moins nous avons des enfants qui peuvent aller à l'école et des routes qui témoignent d'une activité économique importante,
- bien sûr, nous sommes agacés par des bruits nocturnes intempestifs (fêtes trop arrosées et participants chahuteurs), mais reconnaissons que les parcs mis à disposition par la collectivité sont des poumons de verdure que tous utilisent,
- bien sûr, il y a des personnes sont les revenus sont bas -trop bas sans doute, mais ayons le courage d'admettre que notre société tend un filet social non négligeable pour tous ceux qui en ont besoin.
Et je pourrais allonger la liste…
J'aimerais vous inviter ce soir - et de même tout le long de l'année - à considérer votre verre non à moitié vide, mais à moitié plein, Nous pourrions tomber dans la sinistrose :les diverses catastrophes climatiques de cet été nous font prendre peu à peu conscience que notre planète est limitée, que notre mode de vie ne peut continuer ainsi, bref, que l'avenir de notre environnement va nous obliger à serrer les coudes, à modifier nos habitudes, sous peine de changements extrêmement brutaux. Nous pourrions aussi nous réfugier dans l'égocentrisme : après moi le déluge, je ne vais en tout cas changer quelque chose avant que les autres ne changent leur manière de vivre. Ce que vos autorités vous disent ce soir, c'est que, comme nos ancêtres, il nous faudra lutter pour que le retour d'un plus beau jour, comme nous le chantons, ne soit pas une chimère. Pour ce faire, nous avons besoin de tous, de cohésion afin de donner à nos enfants un monde qui soit porteur d'espoir et non les remugles d'un costume que nous avons taillé à notre unique mesure. C'est à l'aune de ces futures exigences que nous pourrons mesurer la solidité de notre communauté. C'est nanti de cet espoir que je souhaite à toutes et tous une continuation de séjour heureuse dans notre pays, dans notre commune.Vive Lancy, vive Genève, vive la Suisse.
François Baertschi - Discours du 1er août 2006 - 23.8.2006
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1er août 2006
En préparant ce discours au mois de juillet, je me disais que le mundial de football allait grandement faciliter ma tâche : pendant trois semaines, la terre entière avait vibré au nom de l'équipe nationale, au nom des meilleures équipes, bref, la notion de nation, de cohésion autour d'une équipe rappelait cette autre cohésion que chaque pays célèbre une fois l'an : la fête nationale.
Je me souviens des drapeaux qui ornaient les balcons des Lancéens, marquant ainsi leur préférence et j'appréciais ceux qui en étaient émaillés de deux, souvent un suisse et un portugais d'ailleurs. Cette double préférence montrait non un chauvinisme borné, mais une intégration au pays d'accueil de bon aloi.
Je me rappelle aussi la fête permanente au stade de Genève qui petit à petit revit et redevient un lieu d'animation tant sportive que festive.
L'équipe suisse ayant fait un parcours honorable, il allait donc être aisé pour le maire de Lancy de s'accrocher pour la fête du 1er août à ce train de réjouissance.Et puis, j'ai aussi vu avec quelle rapidité on passe de la joie à la déception, avec quelle rapidité un tir au but raté devient une tare, avec quelle rapidité aux injures d'un joueur suit un coup de tête rageur, en une seconde le joueur s' exclut de l'équipe en une incroyable incompréhension.
Alors, la comparaison n'est plus possible : fêter le 1er août, c'est fêter la durée, c'est fêter l'histoire qui nous donne des leçons d'humilité, c'est fêter la constance et l'opiniâtreté de nos ancêtres qui y ont toujours cru, c'est remémorer tant le sentiment d'appartenance à une communauté qui n'est pas le communautarisme du 12-12 contre le 12-13 que apprécier le fait que nous vivions en paix depuis si longtemps : les événements du Liban qu'on appelait la Suisse du Proche-Orient révèlent malheureusement que des oppositions irréductibles entre les groupes d'un même pays peuvent amener à des déchirures oh combien mortifères.
Bien sûr, il y eut toujours des affrontements : je mentionnerais un ancien Lancéen qui me racontait qu'enfant, il allait avec des copains du Petit-Lancy franchir l'Aire au chemin du Gué pour « casser la gueule » à ceux du Grand-Lancy. Déjà une sorte de guerre des boutons heureusement sans grand dégât mais qui montait l'importance du sentiment d'appartenance. On n'entend plus guère aujourd'hui « moi, je suis du Petit, toi t'es du Grand » et les bandes d'enfants ne franchissent plus l'Aire ou le Voiret armés de sabres de bois, mais il n'est pas rare qu'en quelques minutes, grâce aux natels, des groupes d'adolescents décident de s'en prendre à d'autres groupe de communes voisines. Pourquoi le sentiment d'appartenance doit-il s'allier avec l'exclusion d'autrui ? Et je ne saurais passer sous silence les deux référendums fédéraux contre la loi sur les étrangers et celle sur les requérants d'asile du 24 septembre : ce jour-là, nous aurons à voter sur notre capacité d'accueil de personnes étrangères : puissent les Suissesses et les Suisses préférer la porte ouverte à la porte fermée, la confiance plutôt que la méfiance !Les Genevois ont accordé il y a peu le droit de vote communal aux étrangers résidents depuis 8 ans au moins : ce geste est symboliquement très fort, je me plais à le souligner, car il permet aux habitants des communes, dont Lancy ?qu'ils soient suisses ou étrangers- de mieux participer à la vie politique. J'hésite ici à parler d'intégration tant il est vrai qu'une réelle intégration se fait par le contact avec ses voisins, dans le cadre d'associations et que ce droit de vote n'est qu' une cerise sur le gâteau ; mais ne boudons pas notre plaisir, l'acceptation par les urnes de ce supplément de droit populaire est à saluer.
Ce droit va être exercé dès le mois d'octobre dans le cadre du référendum sur le Centre Socio-Culturel du Grand-Lancy et l'an prochain lors des élections communales. Je souhaite, et j'y associe mes collègues du Conseil administratif, MM Pascal Chobaz et François Lance, ce dernier excusé ce soir, ainsi que M. Alberto Perez, président du Conseil municipal, Mme et MM les Conseillères et conseillers municipaux, les autorités religieuses de Lancy et le comité d'organisation de cette fête, je souhaite donc que les mois à venir soient des mois qui souderont plus qu'ils ne diviseront les Lancéens.S'il est facile de voir les germes de division dans tout corps social, il est en revanche plus malaisé d'en susciter la cohésion. Les habituelles jérémiades des citoyens lambda ralant au café du Coin contre les autorités qui n ?ont rien compris, contre les décisions qui sont de toute façon stupides, contre les changements dus à une évolution du canton sont bien sûr inévitables, les y-a-ka-maniaques sont légion (du moins ce sont eux qu'on entend le plus), mais il y a aussi tous ceux qui, souvent dans l'ombre, pensent que notre société change et que des projets fédérateurs sont les meilleurs vecteurs d'une cohésion à l'intérieur d'une commune. Car à ressasser ce qui ne va pas, on fait du surplace, ou même on recule car les autres, eux, avancent. J'en appelle aujourd'hui à dépasser des craintes qui ne nous font pas progresser : personne ne sait de quoi l'avenir sera fait, et même s'il y a de bonnes raisons de tomber dans la sinistrose, il y a en une qui doit nous sublimer : c'est celle de notre responsabilité à construire notre futur dès maintenant. Nous n'avons pas le droit de nous dire « qu'est ce qui va se passer », nous avons le devoir de nous interpeller en les termes « qu'est ce que nous allons faire », car notre enthousiasme à construire l'avenir ainsi que celui de nos enfants nous fera aimer notre ville et j'aimerais que cet esprit positif vous soit contagieux. C'est donc sur cette note d'optimisme et de volontarisme que je souhaite que nous, toutes et tous, nous entonnions cette mélodie de vie, c'est du moins dans cet esprit que les autorités de Lancy continueront à gérer la commune.
Vive la Suisse, vive LancyFrançois Baertschi
MaireFrançois Baertschi - Discours du 1er août 2005 - 03.8.2005
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Mesdames, Messieurs, chères concitoyennes et chers concitoyens, habitants de Lancy et d'ailleurs,
Bienvenue ici dans le Parc Navazza-Oltramare où nous sommes réunis pour fêter ensemble le 1er août, notre fête nationale, mais aussi pour nous retrouver entre parents, entre amis ou voisins.
Au nom des autorités de la Ville de Lancy, de mes collègues du Conseil administratif, MM. François BAERTSCHI et François LANCE, du Président du Conseil municipal, M. Gilles AUGSBURGER, des nombreux Conseillers municipaux ici présents, ainsi qu'au nom de l'administration communale emmenée par Mme Odile de GARRINI, Secrétaire générale, il me revient le plaisir de vous saluer tous cordialement.
Que vous soyez titulaire ou non d'un passeport suisse, que vous habitiez notre Ville ou ailleurs, soyez tous les bienvenus et sentez-vous ici accueillis et reçus.
Je salue tout particulièrement les habitants de Lancy qui ne sont pas suisses et qui, suite à la récente décision du corps électoral genevois, ont acquis le droit de vote au plan communal, droit qu'ils pourront en tous les cas exercer au printemps 2007 lors des prochaines élections municipales.
Je salue également une délégation de participants étrangers à la session d'été de l'Université des Droits de l'Homme accompagnée par le directeur de cette Université, M. Alfred FERNANDEZ. Soyez vous aussi les bienvenus.
Le parc Navazza-Oltramare nous accueille pour la deuxième année consécutive pour la célébration de notre fête nationale. Vous voyez ici le parc dans son aménagement quasi-définitif. Les travaux de réaménagement de la grange sont aujourd'hui également quasiment achevés et le bâtiment est prêt à ouvrir ses portes. Je vous rappelle que l'étage de cette grange est destiné à accueillir des séminaires d'entreprises et de sociétés alors que le rez-de-chaussée est ouvert aux manifestations privées, comme c'et déjà le cas à la ferme Marignac ou dans le bâtiment du parc Chuit.
C'est l'occasion de remercier encore une fois la famille NAVAZZA-OLTRAMARE de sa générosité, puisque je vous rappelle que cette parcelle, qui va du chemin de la Colline au chemin du Pré-Monnard et du bas du collège de Saussure au bord de l'Aire, a été donnée à la Ville de Lancy : une donation de 66'000 m2 au centre de Lancy pour une parcelle située en zone villas et qui est destinée à être le plus grand parc public de Lancy. Dès lors, les autorités municipales ont décidé d'utiliser cet espace aussi comme place publique, comme lieu de rencontre pour la fête des écoles et la célébration de la fête nationale. Alors, si Lancy continue aujourd'hui comme par le passé à participer à l'effort cantonal de construction de nouveaux logements - et il y en a un urgent besoin -, il
convient de relever aussi les efforts qui sont entrepris pour maintenir des espaces verts et des lieux de promenade et de détente, sans véhicule automobile.Dans ce bel écrin, qui est notre petit Grütli, je remercie l'Association des Intérêts du Grand-Lancy pour avoir mis sur pied la fête de ce soir. J'associe à ces remerciements la Présidente de cette association, Mme Maïté KERTEZ, son comité mais aussi tous les bénévoles, les pompiers, les samaritains, les sauveteurs auxiliaires et les membres de la protection civile, qui prêtent tous gracieusement et efficacement leur concours à cette manifestation, sans omettre la participation de la Musique de Lancy, de Jacky LAGGER, de L'Echo des Gentianes (cors des Alpes) et des Amies du Lac Léman (yodleuses).
Je n'oublie pas non plus les collaborateurs de l'administration de la Ville de Lancy, particulièrement ceux de la police municipale et du service des parcs, promenades et maintenance, qui après la tempête de vendredi soir passé, ont travaillé le soir même, le samedi et aujourd'hui pour offrir une infrastructure de qualité à ce 1er août.
Quel sens voulons-nous donner à la célébration de notre fête nationale 2005 ? Si on suit l'actualité, en tous les cas celle relayée par les médias, notre sentiment devrait osciller entre la révolte, l'inquiétude ou la déprime. J'ai pour ma part le sentiment que le monde - notre monde - est confronté à des problèmes, des défis qui dépassent la plupart des gens. Qu'il s'agisse du climat ou de l'avenir de notre planète, qu'il s'agisse de ce qu'un auteur a appelé « l'horreur économique », à savoir les disparités croissantes entre riches et pauvres, en Suisse ou ailleurs, les citoyens, les habitants ont souvent une impression de cassure, de rupture, de désintégration de la société.
Face à cette « horreur économique », n'y a-t-il pas aussi une « horreur politique », à savoir l'incapacité du monde politique à cerner les enjeux et aussi l'ignorance des citoyens face à des propositions mal définies, souvent mal expliquées.
De mon point de vue, nous avons urgemment besoin de trouver de nouveaux points d'équilibre, d'une forme de nouveau contrat social. Mais, soyons réalistes, un tel contrat ne va pas tomber du ciel et ne peut naître que d'un large processus d'information, de négociation et de débat public. Mais, attention, une information ou un débat qui ne consiste pas en priorité à nier l'autre ou démolir un prétendu adversaire mais expliquer le plus clairement possible les enjeux, les questions essentielles autour d'une vision de la société et de son environnement.
Généreuse intention me direz-vous ? Or, les prochains mois nous offrent justement une occasion d'initier ce processus, d'engager le débat. En effet, le 25 septembre prochain, la Suisse sera appelée à se prononcer sur l'extension de l'accord de libre circulation aux dix derniers pays ayant adhéré à l'Union Européenne. Voilà un beau débat. Je laisse à chacun le soin d'examiner si les mesures d'accompagnement prises par la Suisse sont pour lui suffisantes pour prévenir une surenchère salariale. Mais, en relisant le discours que j'avais prononcé à l'occasion du 1er août 2003, je constate que j'avais mis en avant deux valeurs issues de 1291, soit la liberté et la solidarité. Or, ces valeurs, je ne peux les oublier dans mon appréciation, la première des libertés n'étant pas celle de se déplacer. Par ailleurs, je n'oublie pas non plus que si, aujourd'hui, la Suisse est essentiellement un pays d'immigration, elle a longtemps été une terre d'émigration. En effet, beaucoup de nos ancêtres ont quitté leur lieu de naissance pour aller chercher du travail ailleurs en Suisse mais aussi à l'étranger, en Europe ou ailleurs dans le monde. L'Histoire peut parfois nous aider à cerner l'avenir.
Autre occasion de débattre : les élections cantonales de l'automne prochain. Au-delà des difficultés réelles et importantes auxquelles est confronté l'Etat de Genève, puissent ces élections être l'occasion de débattre du rôle de l'Etat, des attentes que nous avons de lui et des moyens que nous entendons lui allouer. Il est faux de prétendre vouloir faire plus avec moins. Les dogmatisme de droite et conservatisme de gauche ne contribueront pas à la restauration du débat public, mais fragiliseront encore plus la crédibilité du discours politique et conduiront une partie des citoyens à la résignation silencieuse ou aux équations simplificatrices et bruyantes.
Or, parallèlement à la recherche de nombreux points d'équilibre ou d'une forme de nouveau contrat social, le discours politique doit être crédible et une relation de confiance est nécessaire entre les citoyens et celles et ceux qu'ils désignent pour les représenter.
Je formule dès lors le v?u que nous puissions, au plan national comme au plan cantonal, engager une telle démarche, que nous essayons, à Lancy, à notre niveau communal, d'initier en permanence, en nous rappelant que les élus locaux sont le dernier - ou le premier - maillon de la chaîne démocratique.
Saisissons aussi l'occasion de cette fête nationale, de notre fête nationale à tous, pour en faire en toute liberté un moment d'échange et de dialogue. C'est aussi comme cela que nous trouverons des raisons d'espérer et non de renoncer.
Dans cet esprit, je vous souhaite une très agréable soirée et un bel été.
Vive la Ville de Lancy, vive Genève et vive la Confédération.
Pascal CHOBAZ
MairePascal Chobaz - Discours du 1er août 2004 - 11.8.2004
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FETE DU 1ER AOUT – PARC NAVAZZA 2004
Chers Lancéens, Chères Lancéennes, chers hôtes qui êtes venus d'autres communes, d'autres cantons, ou d'autres pays,
Tout d'abord, je souhaite vous remercier d'avoir répondu nombreux à l'invitation de l'association des Intérêts du Petit-Lancy pour célébrer ensemble notre fête nationale. En ma qualité de maire de la commune de Lancy, j'ai le plaisir et l'honneur de vous transmettre les salutations de vos autorités à l'occasion de cet événement:
• D'abord au nom du CA, en mon nom et au nom de mes deux collègues François Baertschi et Pascal Chobaz, ici présents
• Au nom du CM, de son président Thierry AESCHBACHER et des CM présents ce soir
• Au nom des cadres et des collaborateurs de l'administration communale avec à leur tête Madame Odile DE GARRINI, secrétaire générale, également présente ce soirJe vous souhaite la bienvenue sur cette nouvelle place de fêtes et j'aimerais tout d'abord rendre hommage et remercier la famille Navazza-Oltramare qui a fait don à la commune, il y a une vingtaine d'année de cette magnifique parcelle de 67'479m2 où nous nous trouvons ce soir. Cette donation était assortie d'une condition importante qu'aucune construction locative ou commerciale ne soit édifiée sur cette parcelle et que celle-ci soit destinée à un parc public. (Je profite de saluer les anciens CA de l'époque: Jacques Lance, François Sprüngli et Henry Rosselet qui sont toujours fidèles à nos manifestations communales et qui se sont occupés de cette transaction)
J'aimerais également rendre hommage aux conseillers administratifs qui nous ont précédés pour avoir proposé cet aménagement en place de fête, proposition qui a été non sans mal acceptée par le CM!!! (Il s'agit cette fois de Walter Spinucci, Marco Föllmi et déjà de Pascal Chobaz qui a lui maintenant la responsabilité, en tant que délégué aux parcs et promenades de réaliser cette place des fêtes) Comme vous pouvez le constater, cet aménagement n'est pas tout à fait terminé, l'herbe l'année prochaine viendra entièrement recouvrir cette surface, les arbres auront poussé et la ferme en transformation, sera mise à disposition des entreprises pour des séminaires et de la population lancéenne.
Ce site a le mérite de se situer au centre de notre commune et elle est l'une des dernières parcelles exemptes de construction sur notre territoire. Sa situation permet de créer un lien central entre les habitants de nos différents quartiers!
J'aimerais également remercier les organisateurs de cette manifestation soit «l'Association des Intérêts du Petit-Lancy» et en particulier son nouveau président Gilbert Droux, aidés dans leur tâche par l'association sœur du Gd-Lancy (les membres de ces Associations sont tous bénévoles), l'administration communale, la musique de Lancy, les membres du groupement de sécurité de Lancy soit: la compagnie des sapeurs pompiers, les sauveteurs auxiliaires, les samaritains, la protection civile, les agents de sécurité municipaux et bien entendu le service des parcs, promenades et maintenance. Un grand merci à vous tous pour votre engagement et la qualité de vos prestations qui ont permis une parfaite organisation de la fête des écoles sur ce site il y a un mois et aujourd'hui de notre fête nationale!
Je suis certain que plusieurs d'entre vous en découvrant cette place de fête du parc Navazza ont fait un lien avec la prairie du Grütli sur laquelle le 1er août 1291 se fonda notre pays, auquel nous sommes encore aujourd'hui profondément attachés.
Pour ma part, je trouve que ce parc Navazza-Oltramare offre un cadre majestueux qui contribue à la ferveur de cette traditionnelle fête nationale à laquelle nous tenons à participer année après année.
Il est vrai que depuis 1291 les menaces qui ont pesé sur notre pays ont bien changé. Si jusqu'au milieu du 20ème siècle les dangers venaient de peuples ou de pays qui se situait à proximité de notre territoire, depuis la fin du 20ème siècle les dangers se mondialisent que ce soit sous forme de terrorisme aveugle, d'opérations financières obscures, de catastrophes provoquées par un développement sauvage et anarchique, de catastrophes écologiques ou carrément une détérioration de l'état de notre bonne vielle planète. Ce pacte de 1291 ne représente plus un grand poids face à ces dangers planétaires!
D'autre part, nous ressentons tous, aussi bien en Europe que dans notre pays, une déstabilisation de notre société, une insécurité ambiante, de l'intolérance, de l'irrespect, de l'égoïsme ou de l'aversion envers certains ressortissants étrangers.
Si nous sommes réunis ce soir autour de notre drapeau, c'est que nous tenons à nos traditions et à notre façon de vivre malgré ce sentiment de détérioration générale.
Nous avons tendance à nous lamenter sur les pertes de certaines de ces valeurs, certainement à juste de titre, et d'en appeler aux autorités de différents niveaux pour y faire face. Il serait peut être bon que, chacun d'entre nous, puisse sérieusement se remettre en question sur sa façon de se comporter dans la vie quotidienne, même si nous sommes tous confrontés à des soucis personnels engendrés par une vie trop trépidante et stressante. Nous ne devrions jamais oublié quelques gestes simples dans notre comportement individuel, comme par exemple :
• Sourire et dire bonjour aux personnes que nous rencontrons tous les jours
• Respecter les autres que ce soit dans leur façon d'être, de s'exprimer, de penser ou d'agir
• Etre solidaire avec les personnes qui en ont besoin et qui se sentent décrochés de la société et surtout rester à leur écoute
• Dialoguer avec tous les acteurs de nos quartiers que ce soit les jeunes, les personnes âgées, les commerçants, les représentants de l'ordre public, les enseignants, les éducateurs de rue, etc…
• Respecter et faire respecter l'environnement dans lequel nous vivons
• Respecter les règles élémentaires de la circulation, que ce soit à pied, à vélo ou en voiture
• Laisser de temps en temps sa voiture au garage, se déplacer à pied, à vélo ou en transports publics
• S'engager dans des associations communales, caritatives, culturelles ou sportives qui sont de véritables lieux de vie et de rencontre
• Accueillir et intégrer les étrangers qui s'établissent dans nos quartiers en n'oubliant pas qu'eux même font vivre notre société
• Enfin encourager notre économie localeSi nous voulons maintenir une certaine qualité de vie en Suisse et dans nos quartiers, nous devons nous lancer ces défis et sortir de notre égoïsme ambiant.
Les collectivités publiques doivent assumer leur responsabilité en fournissant des prestations de base à la population et en particulier aux plus défavorisés et à la classe moyenne. Mais il n'est plus possible de tout attendre des collectivités. Il ne s'agit pas, dans mon esprit, au nom de la libéralisation de l'économie, de démanteler des services publics, qui sont indispensables à la stabilité de notre pays, mais il est nécessaire que chacun puisse réagir et sortir de sa léthargie. Je sais que la plupart d'entre vous, qui êtes présents ce soir, vous agissez de cette manière, mais s'il vous plaît faites passer autour de vous ce message!
Je suis persuadé que si chaque habitant de ce pays faisait un effort dans ce sens, nous pourrions renforcer notre cohésion nationale et affirmer ainsi notre démocratie aussi bien vis à vis de l'extérieur que de l'intérieur, en offrant l'image d'une nation forte reconnue par ses habitants et les pays étrangers. J'ai l'impression que beaucoup trop Suisses ne se rendent plus compte de la chance qu'ils ont de vivre dans une démocratie, malheureusement certains en abusent et influencent une partie de la population!
Il ne suffit pas de brandir ou de se barder des couleurs nationales pour se prétendre être suisse, comme on le voit trop souvent actuellement. C'est une attitude responsable que nous devons adopter chaque jour pour faire avancer notre pays, dont les vraies couleurs que nous respectons ont été hissées tout à l'heure en toute sobriété.
Je rappelle que La Suisse et en particulier Genève développe une très ancienne tradition multiculturelle faite d'intégration, qui fait la force créatrice de notre communauté. Les valeurs que nous devons partager, maintenir et diffuser, sont celles d'une société solidaire, respectueuse des droits de l'homme, tolérante et démocratique.
Ces valeurs sont celles que le autorités de votre commune essaient de maintenir et de développer, en particulier à travers la mise en place de notre agenda 21 communal!!! Lancy est une commune où il fait encore bon vivre, sachons entretenir cet état d'esprit ! Cela ne dépend que de l'attitude de chaque Lancéenne et de chaque Lancéen.
Restons fidèles à nos traditions, en adoptant une attitude ouverte sur ce qui nous entoure et en nous tournant sur l'avenir sans crainte!
Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle fête nationale et une bonne suite d'été.
Vive la Confédération Suisse, Vive Genève, Vive Lancy !!!!!!!!!!!!
François Lance, le 1er Août 2004
François Lance